Écrit par Digmasbord

C’est la pépite de ce début d’année ! D’après les différents internautes qui l’ont vue. La presse quant à elle a mis un certain temps : pour enfin commencer à l’encenser. Nous avons regardé la nouvelle série espagnole la Casa De Papel. La rédaction Digmasbord vous en fait sa critique.

Les influences hispaniques

Casa De Papel: rien qu’au nom de la série, on peut y voir les influences de la contrée espagnole, mais pas seulement. C’est un nouveau pays qui se révèle, grâce à Netflix peut-on dire, après l’Allemagne avec le thriller Dark nous avions déjà Chicas De Cable pour l’Espagne mais on peut dire qu’avec Casa De Papel on atteint un niveau supérieur. L’Espagne n’a de ce fait plus rien à envier à ces voisins Français ou Américains en terme de série.

Si vous regardez la série en Version Originale vous vous sentirez bercés par les voix espagnoles des différents personnages tout au long de la série, par les paysages et les références à la culture espagnole. La plus grande référence que l’on peut voir à cette culture hispanique est celle faite à Salvador Dali dans un premier temps, au travers des habits de nos braqueurs, une combinaison rouge surmontée d’un masque à l’effigie du peintre avec les fameuses moustaches bien marquées. Une autre référence à Salvador Dali est le nom d’emprunt d’El Profesor, qui est Salva. Tous ces petits clins d’oeil permettent vraiment à la série de revenir à ses racines hispaniques et de se détacher des autres séries.

On peut aussi y trouver une petite nuance italienne avec le chant de révolte bien connu “Bella Cio” qui agit comme leitmotiv pour ces braqueurs à chaque étape accomplie.

Le casse du siècle comme toile de fond

L’ensemble de la série Casa De Papel a pour fil rouge le casse du siècle. On nous met en scène le braquage d’une institution bien connue en Espagne : La Maison Royale de la Monnaie, où l’on imprime billets de monnaie et timbres. On peut y voir le parallèle avec Casa De Papel, en version française : Maison de Papier où les papiers sont bien entendu les billets qui sont imprimés dans cet établissement.

Le décor est planté, vous pensez assister à un simple braquage mais au final non l’idée va beaucoup plus loin que ça. Le but n’est pas seulement de rentrer et sortir le plus vite possible du bâtiment avec l’argent comme un braquage habituel. Le plan est beaucoup plus complexe et plus travaillé par notre ami El Profesor. Le but de cette mission à risque est de s’enfermer dans le bâtiment afin de pouvoir créer des billets qui seront impossibles à tracer.

Ce casse a un scénario qui peut ressembler à une partie d’échecs entre la police avec ses différents négociateurs et nos braqueurs avec comme leader le professeur qui tactiquement est au point. À tel point que l’on peut se demander comment le Professeur s’est préparé pour ce braquage ? Depuis combien de temps ? On a tellement l’impression qu’il a toujours dix coups d’avance que l’on peut se demander à quel point il a orchestré ce coup.

Par cette partie d’échec enclenchée, la série baigne dans une ambiance stressante et tendue due au suspense mis dans les différentes négociations et l’impression qu’ils n’y arriveront pas et inversement. Le format aide beaucoup à cette ambiance de suspense extrêmement palpable avec des épisodes rapides et tout en action, nous avons quelques temps calmes grâce à des flashbacks de la préparation du braquage mais sinon nous sommes continuellement dans le mouvement.

Le braquage semble tellement prévu tel un plan sans accrocs mais on verra au final que des imprévus peuvent arriver, le tout pour contrer le professeur et ses acolytes mais ça on vous laissera le découvrir au fur et à mesure des treize épisodes que compte la première saison.

Equipe au complet de la Casa De Papel

Notre équipe de braqueurs de la Casa De Papel @AlloCiné

Des caractères bien trempés

On se fait facilement avoir par les stéréotypes, du moins c’est notre avis au sein de la rédaction Digmasbord, on s’empresse beaucoup trop de mettre les différents personnages dans des cases bien définies mais on se rendra compte au fur et à mesure que les personnages sont beaucoup plus complexes que ce qu’il n’y paraît. Plongeons nous un peu plus dans cette équipe de braqueurs finement rodée qui veut dérober la Casa De Papel.

Commençons par le maître à penser de ce braquage, El Profesor  ou encore sous son nom d’emprunt Salva. Il est réellement la pièce maitresse de la série, il nous fait penser à Michael Scofield a toujours avoir un coup d’avance voir dix sur la police. On le sent serein et très empreint à la stratégie. On découvre ici un personnage complexe car on ne sait pas réellement d’où cette idée lui est venue même si on a l’impression que sa vie entière est tournée sur ce braquage. Vous tomberez sous le charme de ce fin tacticien. C’est lui qui recrutera l’ensemble de l’équipe qui va suivre et quelques règles sont mises en place afin que le plan fonctionne parfaitement comme par exemple personne ne doit connaître le prénom de l’autre, il s’appelleront de ce fait par des noms de villes et aucune relation amoureuse ne doit naître entre eux, nous verrons que cette dernière règle sera l’une des plus difficiles à mettre en oeuvre.

Poursuivons avec le chef des opérations sur place : Berlin. Personnage qui se veut plutôt froid avec aucune empathie envers les autres. Il est là pour diriger l’opération de bout en bout. Il fait preuve de sarcasme à tour de bras. Berlin a un passé chargé, recherché par différentes instances comme la plupart de ses compagnons d’aventure. Lié au professeur de manière plus profonde que certains même si on ne sait pas réellement pourquoi. Chacun s’identifiera lui par sa loyauté et sa manière droite de faire les choses.

Continuons avec notre narratrice : Tokio, c’est avec elle que notre histoire commence. On la suivra tout au long de notre aventure. Elle aussi n’a rien à perdre car elle est recherchée pour un récent coup avec son amant qu’elle a perdu lors de celui-ci. On la voit se faire aborder par le professeur dans le premier épisode et on voit très bien qu’elle croira en lui peu importe ce qui pourra se passer. Rôle complexe car on aura du mal à cerner ce personnage et ses réelles motivations.

Souvent non loin de Tokio, car ils ont du mal à respecter la deuxième règle, nous avons Rio. Jeune délinquant qui sans s’en rendre compte est bel et bien présent dans une équipe pour le casse du siècle. C’est le geek du groupe dans le sens où tout ce qui concerne l’informatique ça le connait. Il sera en charge de toute cette partie là. On aura l’impression qu’il peut craquer à tout moment du fait de son jeune âge mais vous serez certainement surpris de son mental.

Continuons avec une histoire de famille : Moscù et Denver. Le premier est le père, le deuxième son fils, ils sont liés par le sang de ce fait beaucoup plus attentifs aux mouvements de l’autre. Moscù est un expert dans tout ce qui concerne le fait de trouver une sortie en creusant différents tunnels. Il est réellement attachant car il a beau être un criminel, le rôle de père qu’il incarne auprès de Denver peut vous faire craquer. Denver, quant à lui, est un gamin au sang chaud, toujours partant pour se battre. Vous noterez son rire atypique qui vous fera flamber. On le jette rapidement dans une case mais il n’aura de cesse de vous surprendre.

Une autre touche féminine est présente au sein de groupe de braqueurs, nous vous présentons Nairobi. Attrayante physiquement, touchante dans ses relations avec les autres. Elle a, elle aussi, un passé très marquant que nous découvrirons au fur et à mesure des épisodes, vous fonderez forcément devant ce personnage. Son rôle au sein de l’équipe est plutôt simple, elle est faussaire donc la production des billets intraçables lui revient de droit.

Comme dans tout braquage, on a besoin de gros bras et c’est le rôle d’Helsinki et Oslo qui sont clairement les brutes de la bande. Ce n’est pas forcément les personnages les plus mis en avant mais leur rôle est important car ils sont des piliers pour tenir les otages calmes.

Bien sûr la Casa De Papel ne se résume pas seulement à ce groupe de braqueurs, des personnages secondaires apporteront plus de profondeur à l’histoire. Si nous devions en notifier un, nous parlerons de l’enquêtrice en charge de l’affaire : Raquel Murillo. Jamais à court d’idée et bien déterminée à faire revenir les otages sains et saufs chez eux. Elle sera l’ennemi parfait pour le professeur afin de mener une belle partie d’échec.

Dans l’ensemble, au sein de la rédaction Digmasbord, nous avons apprécié regarder cette pépite espagnole qui vous porte dans un univers connu mais qui arrive à changer le point de vue et de ce fait renouveler le genre selon nous.

La saison de Casa De Papel est actuellement disponible sur Netflix

L’équipe Digmasbord

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